Pierre Maisonnat Baptiste, un corsaire français à la rivière Saint-Jean durant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg, 1688-1697 

Nicolas Landry

Pour faire suite à notre blog précédent,[1] rappelons qu’en vertu de la rationnelle commerciale de la course / privateering, les corsaires visent avant tout la capture plutôt que la destruction, contrairement à l’activité guerrière de l’État.[2] Précisons qu’en novembre 1669, le roi Louis XIV rétablit la charge d’Amiral de France, responsable d’administrer et d’appliquer les règles gérant la guerre de course. Ce dernier délègue ces responsabilités dans les sièges d’amirauté le long des côtes françaises et aux colonies.[3] D’ailleurs, en 1697, un jugement de l’Amiral de France décrète que la procédure entourant les activités corsaires dans la métropole et dans les colonies doit se faire dès l’arrivée d’une prise dans un port. Le procès-verbal de chaque jugement doit ensuite être envoyé au secrétaire général de la Marine, par les officiers des amirautés.[4]

Il y a ici lieu de préciser que le rôle des corsaires français opérant en Acadie ne se limite pas à s’emparer de navires anglais en pleine mer, mais aussi à servir de patrouilleurs, de transport de troupes, de marchandises, pour des échanges de prisonniers et d’appui à des sièges de forts anglais.[5] L’on pense ici aux expéditions menées par Pierre Lemoyne d’Iberville et le baron Jean Vincent D’Abbadie de Saint-Castin. Il apparaît donc essentiel de ne pas dissocier les attaques terrestres des opérations corsaires, puisqu’elles sont souvent conjointes, sans oublier les alliés amérindiens.[6]

Un défi méthodologique

Je voulais quantifier et analyser les prises et pertes du corsaire français renommé Pierre Maisonnat dit Baptiste, actif à la rivière Saint-Jean durant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg. Contrairement à nos recherches sur la course à Port Royal, à Terre-Neuve,[7] à l’île Royale et à elles de Bromley,[8] Piedalue[9] et Camirand,[10] les prises rapportées à la rivière Saint-Jean sous l’administration Villebon n’apparaissent à peu près pas dans la série G5 (Conseil des Prises) sauf pour deux exceptions. Il faut donc s’en remettre à des documents de nature descriptive mentionnant des prises, mais parfois en négligeant de nommer les navires corsaires, leurs officiers ou encore les vaisseaux capturés. Il y aura donc lieu d’accepter un bilan quantitatif sujet à certaines redondances, excluant toute possibilité d’arriver à des données incontestables. Un dépouillement effectué par Jeannette Sarkis[11] donne accès aux mentions de prises figurant dans les mémoires de Villebon, qui semble les associer aux opérations de son poste à la rivière Saint-Jean. Pierre Maisonnat dit Baptiste aurait rapporté 28 prises à lui-seul sur un total de 65, si l’on opte pour le scénario optimal et sur 41 si l’on s’en tient à une approche plus conservatrice. Tout ceci dans le territoire d’intérêt s’étendant sur l’ensemble de la baie de Fundy (baie Française) jusqu’au large de Boston.

Plan du fort de la Rivière Saint-Jean. Bibliothèque et Archives Canada. No d’item, base de données 40430. Date : 20 octobre 1700. Référence : FR CAOM 3DFC40C. « Rose des vents fleurdelysée. Au verso : « par M. de Willieux ». (Villieu)

Narratif des exploits de Pierre Maisonnat dit Baptiste à la rivière Saint-Jean

Maisonnat est né en France et devient capitaine corsaire en 1692, lors de son arrivée en Acadie[12]. Des corsaires français recrutent alors des hommes à Port Royal et à Beaubassin. Austin Squires pense qu’il s’agit de « jeunes Acadiens qu’attirait la double perspective d’une vie libre et d’un éventuel butin »[13]. Baptiste aurait rencontré Villebon en 1692 et en mai, ce dernier lui fournit des hommes, des munitions et des fournitures pour armer deux petits bâtiments avec des équipages respectifs de 30 et 20 hommes.[14] Les résultats ne tardent pas puisque le 6 mai, Baptiste arrive d’une course avec une prise de 45 tonneaux qu’il réarme. Ce bateau aurait été capturé en vue de Boston et transportait du blé, du sel et de la farine.[15]

Selon Jean des Gagniers, Baptiste arrive à Plaisance en mai 1693 déjà muni d’une commission pour la course fournie par Louis de Buade, comte de Frontenac, le gouverneur de la Nouvelle-France. Entre autres entreprises, Baptiste commande la frégate de 20 canons la Charmante, qu’il « mène croiser devant Boston », où il prend deux bâtiments amenant des provisions aux établissements anglais de Terre-Neuve.[16] Le gouverneur de Plaisance, Jacques-François de Brouillan rapporte que durant son séjour à Terre-Neuve, Baptiste connaît du succès contre les havres avoisinant Ferryland et il accepte de lui fournir des munitions, des canons et des hommes pour entreprendre d’autres courses contre les établissements anglais de cette île.[17]

L’année 1694 est cependant très animée pour Baptiste à la rivière Saint-Jean. Selon Squires, il commande alors la corvette la Bonne avec le rang de commandant.[18] Il se construit une maison et un poste de traite sur la rive opposée au Fort Naxouat, en collaboration avec le commerçant de Port-Royal Jean Martel.[19] D’après Régis Roy, Baptiste capture dix petits bâtiments anglais cette année-là.[20] Globalement, ces prises étaient chargées de rhum, de mélasse, de tissu, de vivres et de poisson sec. En septembre, Baptiste revient des Mines avec des vivres et en novembre, il commande une corvette avec un équipage de 45 hommes.[21] À noter qu’en août, Villebon confie à Pontchartrain qu’il prépare une attaque contre le fort anglais de Pemaquid et recommande d’impliquer les deux corsaires Bonnaventure et Baptiste pour diriger les opérations.[22]

Le navire Le Pélican est un navire de guerre français de la fin du 17e siècle, construit à Bayonne. Il fait 500 tonnes et est muni de 44 canons. Il sera commandé par d’Iberville lors de ses campagnes de la Guerre d’Augsbourg en Acadie et à Terre-Neuve. Une bonne partie de son équipage fonctionne selon le système de rémunération corsaire.

Baptiste demeure fort actif en 1695 puisque dès janvier, il arrive à la rivière Saint-Jean avec une prise de 50 à 60 tonneaux chargée de sucre, de mélasse et « autres sucres » provenant de Nevis et de Saint-Christophe.[23] Peu après, le 15 mars, il revient de Port-Royal avec une prise chargée de sucre. Il déplore cependant que sa cargaison ait été « pillée » en partie par l’équipage.[24] Mais les choses se gâtent lorsqu’au retour d’une croisière à la fin mai, il est attaqué et sa corvette le Saint-Joseph est coincée dans le havre de Musquash Harbour. Son opposant est une corvette anglaise de 36 canons, accompagnée d’un vaisseau armé. Vingt-quatre heures plus tard, le Saint-Joseph coule près de l’île Grand Manan en raison de voies d’eau.[25] Une preuve tangible de la perte d’un vaisseau de Baptiste se matérialise en juin 1695, lors d’un échange de prisonniers. Une frégate anglaise mouillée à Manawaganish délègue une chaloupe amenant une rançon à la rivière Saint-Jean, de même qu’un membre de l’équipage de Baptiste, un dénommé Ambroise.[26]

Baptiste renaît de ses cendres en novembre 1696 alors qu’il tente de « rétablir la course » avec deux « pirogues » de l’armement des Anglais, trouvées sur les côtes acadiennes. Il recrute « du monde aux Mines et à Port Royal »[27] mais ses effectifs demeurent modestes, soit deux pirogues et 21 hommes d’équipage. Dès le mois suivant, sans que l’on ne sache s’il a réussi des prises, Baptiste rencontre huit chaloupes montées par au moins 38 hommes à trois lieues de Casco Bay au Maine. Ces chaloupes anglaises revenaient d’une pêche effectuée sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse actuelle, soit entre Yarmouth et Digby.[28]

Le Profond était une flûte de la Marine royale française lancée en 1685 à Rochefort. Ce navire fut utilisé dans les eaux de la Nouvelle-France lors de combats maritimes, entre autre dans la baie Française (Baie de Fundy) lors de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg.

À cette occasion, Baptiste attaque les Anglais de nuit et les pertes anglaises sont de sept morts, quatre blessés et 20 prisonniers. Deux chaloupes anglaises s’échappent et Baptiste ne déplore que huit blessés, quoique lui-même subit trois blessures.[29] Il décide alors de mettre ses prises en sureté et de débarquer ses prisonniers à terre. Ces derniers avaient sept lieues de marche devant eux pour atteindre l’un de leurs forts. On peut présumer qu’il les a laisser partir en retour d’une rançon, d’un otage pour un échange éventuel de prisonniers, ou simplement parce qu’il ne pouvait pas les ramener avec lui. Il arma ensuite le meilleur « voilier » de ces chaloupes pour aller vers Boston. Mais alors qu’il est à garnir la chaloupe dans un havre, il aperçoit « deux bâtiments armés en guerre qui le cherchaient ». Ils étaient de Salem et devaient convoyer les goélettes de pêche anglaises le long de la côte. Ces deux navires ont des équipages totaux d’une cinquantaine d’hommes et le plus grand a quatre canons. Ils attaquent Baptiste le 19 mars, alors que le plus grand bâtiment « vint s’embosser à la portée du pistolet de Baptiste pour le canonner ». Pendant ce temps, l’autre bâtiment ennemi tente de « l’aborder » mais sa vigoureuse « décharge à portée de pistolet (des hommes de Baptiste) culbuta tout leur équipage ». Les Anglais doivent alors se retirer, mais reviennent à la charge le lendemain. Sur l’un des deux navires ennemis gisent quatre ou cinq Anglais morts. Jusqu’à la nuit, Baptiste demeure bloqué dans un havre mais réussit finalement à sortir pour aller se réapprovisionner aux Mines.[30] Il est de retour de course à la mi-avril, accompagné d’une prise anglaise commandée par le capitaine David Basset.[31] Mais Baptiste sera capturé en mai, ramené à Boston et libéré le 21 juin avant de se rendre à nouveau à la rivière Saint-Jean.[32] Il participe également à la défense du Fort Naxouat en 1697. À cette occasion, en compagnie de René Damours, sieur de Clignancourt, de huit Français et de 35 Amérindiens, il surveillera l’entrée de la rivière de Nashwaxis, située à environ une demi-lieue du Fort Naxouat.[33]

Conclusion

Ce texte avait comme principal objectif de reconstituer un narratif des activités de course du plus fameux corsaire français de l’époque, à partir de la rivière Saint-Jean, durant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg soit Pierre Maisonnat dit Baptiste. Mais pour y arriver, il fallait également tenter de dresser un bilan quantitatif de son nombre de prises, en dépit des défis de sources énoncés en introduction. Toutefois, comme David Camirand l’a fait remarquer dans ses travaux, le croisement d’autres sources permet au moins de documenter partiellement les activités de course coloniale, à défaut d’arriver à un calcul définitif. Il est à souhaiter que d’autres recherches permettent d’affiner les chiffres suggérés dans ce texte. L’implication des habitants acadiens et l’intégration des corsaires avec les opérations militaires sont des pistes de recherche à développer dans le travail en cours sur le service militaire en Acadie.

 

Nicolas Landry est professeur retraité, l’université de Moncton, campus de Shippagan. Les recherches actuelles du professeur Landry portent sur l’histoire du Nord-est du Nouveau-Brunswick à l’époque du Régime français soit les 17e et 18e siècles.

 

This essay is part of a series of contributions to be published over the coming years by members of the research group “Military Service, Citizenship, and Political Culture: Studies of Militias in Atlantic Canada.” Any questions about the project can be sent to Gregory Kennedy, Research Director of the Acadian Studies Institute at the Université de Moncton at gregory.kennedy@umoncton.ca.

Nous vous présentons une texte d’une série de contributions qui seront publiées au cours des prochaines années par des membres du groupe de recherche « Service militaire, citoyenneté et culture politique : études des milices au Canada atlantique ». N’hésitez pas à joindre Gregory Kennedy, directeur scientifique de l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton, pour toute question concernant le projet à gregory.kennedy@umoncton.ca

 


[1] À noter que ce texte s’inscrit dans deux projets en collaboration avec le Professeur Gregory Kennedy, directeur de l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton. D’abord celui intitulé « La course et les corsaires en Acadie et sur l’Île Royale, 1688 à 1758 », qui a bénéficié d’une subvention de la Faculté des études supérieures et de la recherche de cette institution. Ensuite, celui intitulé « Service militaire, citoyenneté et culture politique; études des milices au Canada atlantique 1700-2000 ». Ce dernier projet se déroule en collaboration avec le Gregg Centre for Study of War and Society, incluant le Network for the Study of Civilians, Soldiers and Society, et le Département d’Histoire de la University of New Brunswick. Les principales sources primaires utilisées pour cette recherche sont les fonds suivants, accessibles à partir du site web Bibliothèque et Archives Canada soit MG1-C11C (Correspondance générale, Amérique du Nord), MG3-I-G5 (Conseil des prises), MG1-C11A (Correspondance générale; Canada, 1663-1721) et MG1-C11D (Correspondance générale; Acadie).

[2] Christopher Spearin, « Promising Privateers? Understanding the constraints of contemporary private security at sea », Naval Warfare Review, vol. 67, no 2, Spring 2014, p. 103.

[3] Christian Pfister, « Le curieux fonctionnement de l’Amirauté de Dunkerque dans les années 1690-1695 », Revue du Nord, 2019/3, no 431, p. 488.

[4] Jugement de l’Amirauté, 1 juin 1697. BAC. MG5-A17.

[5] C’est ce que Sébastien Martin pense également en qualifiant l’ensemble de ce phénomène de coopération de « mobilisation militaire hybride ». Sébastien Martin, « L’arsenal de Dunkerque au temps de la Guerre de la Ligue D’Augsbourg », Revue du Nord, 2016/2, no 415, p. 271.

[6] Pour une thèse éclairante sur les relations entre Français et Amérindiens à la rivière Saint-Jean, voir Jason Hall, « Rivers of Three Peoples : An Environmental and Cultural History of the St-John River, c. 1550-1850 », Fredericton, thèse de doctorat, UNB, 2015.

[7] Nicolas Landry, « Les activités de course dans un port colonial français : Plaisance, Terre-Neuve, durant la guerre de Succession d’Espagne, 1702-1713 », Acadiensis, Vol. XXXIV, no 1 (Automne 2004), p. 56-79.

[8] J.S. Bromley, « The French Privateering War, 1702-1713 », dans H.E. Bell et R.C. Ollard (dir.), Historical Essays 1600-1750 (London), 1963.

[9] Gilles Piédalue, « Épisodes corsaires en Nouvelle-France, étude préliminaire des aspects sociaux et politiques, 1688-1762 », Bulletin d’histoire politique, vol. 7, no 2, 1998, p. 66-84.

[10] David Camirand, « La guerre de course en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles : un essai quantitatif », dans Lauréanne Daneau, Joseph Gagné et Alex Tremblay Lamarche (sous la direction de), Cheminements. Le Québec sous toutes ses échelles. 20 ans de recherche au CIEQ, CIEQ, Québec, 2016. P. 37-46.

[11] Jeannette Sarkis, « Éditions de différents textes de Joseph Villebon », thèse de maîtrise, Halifax, Université Dalhousie, 2017. En fait, Sarkis exploite sept longs mémoires ou journaux de Villebon couvrant la période 1690-1697. Nous en avons extrait toutes les références aux activités de course se déroulant dans la région de la rivière Saint-Jean durant cette période.

[12] Les sources peuvent parfois porter à confusion du point de vue chronologique. Ainsi, Sarkis estime que Baptiste aurait alors déjà réussit huit prises depuis décembre 1691. Sarkis, op.cit., p. 44. Mais Squires, lui, parle plutôt de neuf prises depuis six mois. Squires, op.cit.

[13] W. Austin Squires, « Maisonnat, dit Baptiste, Pierre », DBC, vol. II (1701-1740).

[14] Donald Chard, « The Impact of French Privateering on New England, 1689-1713 », American Neptune, vol. 35 (July 1975), p. 154.

[15] Squires, op.cit., Régis Roy mentionne que Baptiste amène une prise à Port-Royal en janvier 1692. Est-ce la même ou une autre? Voir « Le flibustier Baptiste », Bulletin des recherches historiques, vol. VI, 1899, p. 8-17.

[16] Jean des Gagniers, Le voyage au bout du vent. La Nouvelle-France et la mer aux XVIIe et XVIIIe siècles, Québec, Presses de l’Université Laval, 2017, p. 227.

[17] Déclaration de Pierre Maisonnat dit Baptiste, armateur de Port Royal, 30 mai 1693. BAC. MG1-C11C, vol. 1, f 234-234v.

[18] Squires, op.cit. p. 57.

[19] Jean Martel (1650-1729) épouse Anne Robineau, que l’on disait être la fille naturelle du commandant Joseph Robineau de Villebon. Il obtient une concession sur la rivière Saint-Jean (Magos) en 1683 et s’associe avec Baptiste pour faire du commerce. Maisonnat avait acquis la moitié de la seigneurie de Magos. En pleine guerre d’Augsbourg, Martel fait cependant du commerce avec la Nouvelle-Angleterre, associé au marchand John Nelson de Boston. L’association avec Baptiste se termine en 1701. Bernard Pothier, « Martel, Jean », DBC, vol. II (1701-1740).

[20] Roy, op.cit., p. 8-17.

[21] Sarkis, op.cit., p. 69. L’on ne mentionne pas s’il s’agit encore de la Bonne.

[22] Mémoire de Villebon à Pontchartrain sur un projet d’attaque contre le Fort Pemaquid. 20 août 1694. BAC. MG1-C11A, vol. 13, f 134-138v.

[23] Sakis, op.cit., p. 70.

[24] Sarkis, op.cit., p. 71.

[25] Sarkis, op.cit., p. 79.

[26] Sarkis, op.cit., p. 74-75.

[27] Sarkis, op.cit., p. 82.

[28] Sarkis, op.cit., p. 84.

[29] Roy, op.cit., p. 8-17.

[30] Sarkis, op.cit., p. 84-85.

[31] Sarkis, op.cit., p. 87. David Basset est un négociant huguenot commerçant à Terre-Neuve et en Nouvelle-Angleterre. Sa famille est établie à Boston et il participe à la capture de Port Royal en 1690, en compagnie de Southack. Il est toutefois capturé par Pierre Maisonnat Baptiste au Cap Sable et amené au Fort Naxouat sur la rivière Saint-Jean. M.C. Roserfield, « Basset, David », DBC, vol. II (1701-1740).

[32] Squires, « Maisonnat, dit Baptiste, Pierre », op.cit.

[33] Relation d’une expédition anglaise en Acadie, 1697. BAC. MG1-C11A, vol. 12-17v.

 

Featured image: Flûte militaire française de la fin du XVIIème siècle du même type que Le Profond, Henri Sbonski de Passebon, 1690, BnF, via Wikipedia.

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